Jeudi 26 juin 2008

Les pays de l’UA cherchent depuis quelque temps à s’entendre sur une approche commune, avant le sommet de l’Union qui s’ouvre la semaine prochaine à Sharm el-Sheikh en Egypte.

link Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping aurait déclaré que l’une des conditions préalables est l’arrêt des violences contre les citoyens, ajoutant que le retrait de Tsvangirai de la course et la montée de la violence dans cette phase qui précède la tenue du second tour de la présidentielle étaient des sujets de vives préoccupations.

L’équipe conjointe Onu-UA-SADC en gestation aurait pour mission de conclure un accord ferme entre Mugabe et l’opposition pour la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

La Tanzanie et le Kenya ont proposé la tenue de nouvelles élections qui seraient placées sous la supervision de troupes de maintien de la paix de l’UA ou de la SADC.

Kofi Annan, l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies qui avait mené avec succès une médiation au Kenya au début de l’année, serait favorable à cette initiative.

"La situation au Zimbabwe impose de graves responsabilités à l’UA et aux Nations qui doivent les assumer pleinement. Le Zimbabwe ne saurait être laissé à son sort”, aurait laissé entendre Kofi Annan dans un communiqué.
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Jeudi 26 juin 2008

Le neuvième sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a achevé ses travaux mercredi, par un communiqué condamnant les « attaques et tentatives de déstabilisation récurrentes » intervenues au Tchad ces derniers mois.




unis pendant deux jours (24-25 juin), dans la capitale camerounaise, les dirigeants de la CEMAC ont annoncé un « soutien financier» à N’Djaména, sans plus de précision sur le montant à allouer », Ils ont appelé les Tchadiens au dialogue.

Au plan du renforcement de l’intégration dans la zone, le sommet de Yaoundé a décidé de la « mise en place effective », le 1re janvier 2010, du « passeport CEMAC, alors qu’une année plus tôt, c’est le Parlement sous-régional qui entrerait en fonction.

S’agissant du projet de création d’une compagnie aérienne communautaire «Air CEMAC», pour un investissement de départ de 24 milliards FCFA, les Chefs d’Etat ont convenu de multiplier les appels à participations, après l’engagement de SN Brussels d’apporter 40 pour cent du capital.

Les pays membres se sont engagés, sur un autre registre, à verser 10 pour cent de leur budget, à la mise en œuvre du Programme de sécurité alimentaire.

Les dirigeants de région Afrique centrale ses sont exprimés pour des « négociations globales » sur les Accords de Partenariat Economique (APE) avec l’Union européenne.

Au plan militaire, on relève dans les décisions que, les compétences de la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC) ont été transférées de la CEMAC à la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

Avaient pris part au neuvième sommet à Yaoundé, les présidents François Bozizé de Centrafrique, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale, Omar Bongo Odimba du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo, Fradique de Menezes de Sao Tomé et Principe (observateur) ainsi que le Premier ministre tchadien, Youssouf Saleh Abbas

 

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Jeudi 26 juin 2008

  Une trentaine de personnalités susceptibles de participer au dialogue politique inclusif en perspective, prennent part de formation sur les techniques de participation aux grandes rencontres, dont les travaux ont été ouverts par le chef de mission par intérim du Bureau de l'Organisation des Nations Unies en Centrafrique (Bonuca), M. Cherno Mamoudu Jallow, le 25 juin 2008 à Bangui.

 Cet atelier qui vise à préparer la réussite des travaux du dialogue politique inclusif, en renforçant les capacités du public cible pour une participation constructive, à travers une maîtrise des techniques de résolution des problèmes et de communication.

Dans cette optique, les participants seront entretenus sur cinq thèmes principaux à savoir, typologie et importance des réunions, dynamique de groupes dans les réunions, résolution de problème et prise de décision par consensus, application des principes et techniques des communication dans les réunions, prise de parole en public et gestion des interactions.

Dans son discours, M. Cherno Mamoudu Jallow a expliqué que l'organisation de cet atelier participe de la volonté du Bonuca de soutenir les efforts du gouvernement dans la recherche de la consolidation de la paix en Centrafrique et de mettre fin « aux cycles d'insécurité et d'instabilité qui ont caractérisé ce pays ces dix dernières années ».

Il a fait remarquer que le dialogue politique inclusif en préparation est considéré en Centrafrique comme l'une des voies privilégiées de sortie de crise. C'est pourquoi « un événement d'une telle importance mérite une préparation minutieuse ».

Rappelons que l'organisation de cet atelier, en prélude au dialogue politique inclusif, intervient au lendemain de la signature d'un accord global de paix entre le gouvernement et deux mouvements politico-militaires à Libreville au Gabon, dans le cadre de la préparation dudit événement.

 

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Jeudi 26 juin 2008

 Le ministre de la Communication, chargé du dialogue politique inclusif en préparation en Centrafrique, M. Cyriaque Gonda a exprimé sa satisfaction pour la signature d'un accord global de paix entre le gouvernement et deux mouvements politico-militaires, notamment l'Union des forces démocratique pour le rassemblement (Ufdr) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), le 21 juin 2008 à son retour de Libreville au Gabon, où s'est déroulé l'événement.

 « On a réussi à signer l'accord qui est considéré comme un accord satisfaisant pour toutes les parties, et qui nous ouvre un boulevard pour toutes les forces vives de la nation, les acteurs politiques de la société civile qui se préparent pour aller au dialogue politique inclusif », a-t-il indiqué.

P our le ministre Cyriaque Gonda, ce qui reste à faire, c'est « l'observation stricte du cessez-le-feu, de l'amnistie qui devrait être promulguée à l'endroit des militaires, des combattants des mouvements politico-militaires, des fonctionnaires membres civils de ces pour les faits liés à la rébellion », pour leur permettre de prendre part au dialogue.

Il a par ailleurs indiqué que la date du dialogue politique inclusif est approximativement située à 45 jours, à partir de la date de la mise en place du Comité d'organisation le 8 juin 2008.

Il faut noter que les points forts de l'accord global de paix de Libreville sont entre autres la confirmation de leur engagement à respecter le cessez-le-feu, la promulgation d'une loi d'amnistie générale à l'endroit des militaires, des combattants et des civils des mouvements politico-militaires Aprd et Ufdr pour des crimes et délits poursuivis devant les juridictions
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Jeudi 26 juin 2008

Le vice doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) de l'université de Bangui, M. Jean Claude Azoumaye, a annoncé lundi 23 juin 2008 au cours d'un entretien avec l'Acap, l'organisation le 17 juillet prochain par l'université de Bangui, d'un symposium en hommage à Aimé Césaire, ce grand poète négro-africain décédé le 17 avril dernier à l'âge de 94 ans.

Se lon M. Jean Claude Azoumaye qui assure la coordination de l'événement,
l'université de Bangui a décidé d'organiser cette manifestation pour rendre un dernier hommage à Aimé Césaire. « La disparition de ce célèbre poète ne pouvait nous laisser indifférents », a-t-il témoigné. C'est pourquoi la date du 17 juillet choisie pour ce symposium est symbolique sur le plan culturel, parce qu'il s'agit du 90ème jour de la mort d'Aimé Césaire.

« En Afrique de manière générale, pour beaucoup de sociétés et d'ethnies centrafricaines en particulier, le 90ème jour est le jour de lever de deuil. C'est le jour où on se lève, on se lave, on essaie de rendre un dernier hommage aux mânes, aux esprits, de quitter les cendres et de renaître. Donc nous avons choisi symboliquement cette date là pour ce symposium », a-t-il expliqué.

Le symposium sera composé de trois panels, de six exposés et d'une synthèse sur des thèmes liés à la vie littéraire et politique du défunt poète. Le premier panel intitulé « Aimé Césaire et la négritude » permettra de placer le poète dans l'histoire de la négritude ainsi qu'une étude de sa poétique (thèmes abordés, genres littéraires préférés, lexiques utilisés).

Le deuxième panel intitulé « Aimé Césaire et l'engagement politique » permettra de voir les contributions des intellectuels au processus de décolonisation en Afrique et le pragmatisme politique d'Aimé Césaire. Tandis que le troisième panel, « Négritude et sciences humaines » permettra de parler de l'influence du mouvement de la négritude sur la philosophie et l'anthropologie africaines.

Ce symposium va réunir les intellectuels de tout bord (Littéraires, historiens, philosophes, anthropologues, politiques et étudiants. « C'est une occasion de se ressourcer des idéaux qui ont battu en brèche les prétextes fallacieux des colonialistes, mais aussi de se cultiver sur les nouvelles formes de lutte, les nouvelles formes de libérations, les nouvelles formes d'oppression que les peuples connaissent aujourd'hui », a fait remarquer M. Jean Claude Azoumaye.

Pour ce dernier, le combat d'hier peut servir d'exemple à celui d'aujourd'hui. « Les formes nouvelles du colonialisme sont encore là, les forces omniprésentes de l'Occident aussi. C'est l'occasion pour les intellectuels non pas seulement de rendre hommage mais de se nourrir, de se ressourcer des idées de développement », a-t-il précisé.

Dès l'annonce du décès d'Aimé Césaire le 17 avril 2008, l'université de Bangui avait envisagé d'organiser une table ronde en hommage au Chantre de la négritude qui s'est éteint.

Mais parce que Aimé Césaire est un homme « multidimensionnel », il fallait des manifestations « à la mesure sa personnalité». C'est pourquoi la table ronde été transformée en symposium.

Et comme pour rendre un « hommage à l'africaine », ce symposium va se tenir le 17 juillet 2008, une date qui n'est rien d'autre que le 90ème jour de la disparition d'Aimé Césaire.

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Jeudi 26 juin 2008

Le Chef de l'Etat centrafricain, le général d'armée François Bozizé va bientôt prendre la présidence de la conférence des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (Cémac), pour une durée d'un an,à l'issue du 9ème sommet de la communauté,qui s'ouvre aujourd'hui à Yaoundé au Cameroun, pour succéder à son homologue camerounais, le président Paul Biya à la tête de cette organisation sous régionale depuis le 25 avril 2007.

Le Chef de L'Etat centrafricain M. François Bozizé

Le9ème sommet de la Cémac qui s'ouvre mardi 24 juin 2008 dans la capitale camerounaise, va statuer sur les questions liées à l'intégration régionale et à l'harmonisation des finances dans la sous-région, conditions nécessaires pour le développement économique et social des pays membres. Il sera également sans doute question de la crise au Tchad et peut-être aussi du dialogue politique inclusif en préparation en République Centrafricaine.

Le chef de l'Etat centrafricain aura d'énormes défis à relever. Car pour des raisons liées à l'économie nationale de chaque pays membre, les initiatives prises par les chefs d'Etat n'ont pu se concrétiser, telles que la mise en place d'un passeport unique pour la sous-région et
de la compagnie Air Cémac,destinés à faciliter la libre circulation des biens et des personnes, pour une véritable intégration régionale.

Frappée par le phénomène de la flambée des prix des produits de premières nécessité, et durement atteinte par la vie chère, le président centrafricain qui prend la tête de la Cémac a l'obligation d'accélérer le processus de l'intégration régionale pour le bien être de son peuple.

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Samedi 21 juin 2008

 M. Jean Baptiste Koyassambia a annoncé samedi 21 juin 2008, la tenue, de la 8ème assemblée générale de l'Association des conférences épiscopales de la région d'Afrique Centrale (Acérec) à Bangui, du 29 juin au 06 juillet 2008, au cours d'un point de presse qu'il a animé au presbytère de la Cathédrale Notre Dame de Bangui, en sa qualité de coordonnateur des comités préparatoire et d'organisation de cet événement.

Le coordonnateur a expliqué que le budget élaboré pour couvrir ce rendez-vous des évêques de la sous région, s'élève à 61 millions Fcfa et à précisé que 54 millions Fcfa sont déjà disponibles grâce à la contribution de chacun des 9 diocèses du pays à hauteur de 3 millions et 30 millions Fcfa, don personnel du Chef de l'Etat M. François Bozizé.

Il a indiqué que le thème choisi par les évêques pour les assises de Bangui est « Pour une meilleure gestion des biens de nos églises d'Afrique Centrale », tandis que des thèmes secondaires tels que la gestion des biens dans les jeunes Eglises d'Afrique Centrale et l'autonomie de l'Eglise seront abordés.

A la question de savoir pourquoi le choix d'un tel thème, M. Jean Baptiste Koyassambia a répondu que « là où il y a des ressources, il y a toujours des problèmes ». Il a expliqué que l'Eglise Catholique vient de quitter le « système classique » qui voyait les dons venir de partout. Aujourd'hui, a-t-il relevé, chaque Eglise est appelée à cultiver l'auto prise en charge.

Selon lui, pour que l'Eglise réussisse ce nouveau processus, les fidèles de chaque diocèse et de chaque Eglise, doivent apprendre à faire la gestion saine des ressources de leur localité.

Il convient de rappeler que la première assemblée générale de l'Acérec avait eu lieu à Bangui en 1989 à Bangui. Crée par les évêques de la sous région, l'Acérec a pour objectif de « faire vivre l'Eglise pour l'Eglise ».

Chaque deux ans, cette assemblée se réunit dans un des pays de la sous-région et permet aux évêques de se concerter sur des directives et des décisions allant dans le sens du développement de l'Eglise catholique en Afrique Centrale.

Depuis l'Assemblée générale de Ndjaména au Tchad en 2005 sur le thème « jeunesse dans la société et dans l'Eglise », c'est Monseigneur centrafricain Youngbandji de Bossengoa qui assure la présidence de l'Acérec. A l'issue des assises de Bangui, il va passer la main à un évêque d'un autre pays.

 

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Samedi 21 juin 2008

 Une vingtaine de cadres des différents département ministériels ont démarré un atelier de validation des documents techniques de l'Enquête centrafricaine pour le suivi et évaluation de la pauvreté (Ecasep), le vendredi 20 juin à Bangui en présence du Directeur général de l'Institut centrafricain des statistiques des études économiques et sociales (Icasees), M. Issen Mustapha.

 Organisé par le ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale avec l'appui financier de la Banque mondiale, ces assises de deux jours, va permettre aux participants d'examiner les différents modules, entre autres la présentation de la méthodologie, la présentation du questionnaire de base, le questionnaire des revenus dépenses et le questionnaire prix.

M. Mustapha a expliqué que l'exécution du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (Dsrp) nécessite la mise en place d'un dispositif pour le suivi évaluation axé sur l'information statistique dans le contexte centrafricain. Il a ajouté qu'une série d'enquêtes est proposée pour produire les indicateurs de base permettant d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd).

Il a indiqué que des avancées significatives ont été enregistrées dans ce processus suite aux travaux réalisés par l'équipe technique de l'Ecasep.

Il faut noter que les indicateurs à produire à cet effet sont de deux ordres, notamment les indicateurs de vie et ceux d'accès d'utilisation et de satisfaction des besoins des communautés par rapport aux services de base.

 

Par Klag - Publié dans : Economie
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Samedi 21 juin 2008

Plusieurs centaines de réfugiés ont pris part vendredi 20 juin 2008 à la célébration de la Journée mondiale du réfugié 2008 sur le thème « protection », à l'Alliance française de Bangui, en présence du ministre de la Justice garde des sceaux, M. Thierry Maléyombo et du représentant du Haut commissariat pour les réfugiés (Hcr) en Centrafrique M. Bruno Geddo

 Dans son intervention, M. Bruno Geddo a expliqué que l'année 2007-2008 a été « une année intense », car elle a permis l'achèvement du rapatriement volontaire des réfugiés soudanais et congolais des sites de Mboki dans l'Est du pays, et de Molangué dans le Sud-Ouest.

Selon le représentant du Hcr, la République Centrafricaine est le premier des six pays d'accueil des réfugiés de la sous région à terminer l'opération de rapatriement volontaire.

Il a félicité le gouvernement centrafricain pour avoir soumis à l'assemblée nationale la loi relative au statut du réfugié, qui va contribuer, selon lui, à la protection des réfugiés en République Centrafricaine.

Le représentant du Hcr qui arrive en fin de mandat a fait le bilan de son séjour en Centrafrique marqué entre autres par les rapatriements volontaires, la formation professionnelle de plusieurs réfugiés dans le domaine de l'informatique, de la menuiserie et de la conduite, et des bourses d'études octroyées aux élèves et étudiants en vue faciliter leur intégration.

Il a également expliqué que le Hcr a mené durant la période 2007-2008, des campagnes de sensibilisation, de prise en charge psychosociale et de suivi ont été entreprises par le Hcr, à l'égard des victimes de violence et de viol dans les zones de conflits.

Pour ce qui concerne les réfugiés centrafricains dans les pays voisins, M. Bruno Geddo a indiqué que le nombre est de 60 milles au Tchad et de 45 milles au Cameroun.

M. Gilbert Akizimana de nationalité burundaise qui a parlé au nom des réfugiés a souhaité que la protection soit « la valeur humaine la mieux partagée ». Il a par ailleurs demandé à ses camarades de bannir la culture de l'assistanat, après avoir témoigner de l'hospitalité centrafricaine.

« Les réfugiés peuvent contribuer à l'autosuffisance alimentaire ; ici la terre est fertile, le soleil brille, la pluie tombe », a-t-il déclaré, exhortant ses camarades à se mettre au travail en vue d'assurer leur prise en charge.

 

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Vendredi 20 juin 2008

Un échange de tirs nourris entre insurgés islamistes et soldats loyalistes soutenus par les troupes éthiopiennes en Somalie, ont fait 10 morts civils et 20 blessés à Mogadisicio.link

Les accrochages localisés dans la partie Nord de la capitale somalienne, ont éclaté, selon les mêmes sources, après que « des islamistes lourdement armés » ont attaqué le camp de Gulwada Yasha, où se sont déployés les soldats loyalistes.

Une autre fusillade avait, simultanément eu lieu à l’ancien stade de football de la ville, où d’autres troupes gouvernementales avaient pris position.

Les combats se sont ensuite étendus à plusieurs quartiers, les belligérants ayant fait usage d’artillerie lourde, y compris des obus de mortier, des grenades propulsées par fusée, ainsi que des armes automatiques.

« Deux femmes sont mortes et les six enfants de l’une d’elle grièvement atteints, selon Osman Olow, proche d’une des victimes, Le témoin a fait état de huit femmes blessées, alors qu’elles se trouvaient devant leur domicile, au quartier Laba Dhagah, dans la partie nord de la ville.

Les tirs s’étaient poursuivies jusqu’en début de soirée, et les issues bloquées par les forces loyalistes, qui en interdisaient l’accès. Cela a fait craindre que le bilan pourrait être plus lourd que la dizaine de morts recensés.

Le porte-parole de l’Union des tribunaux islamiques, Abdi Rahen Isee Adow, a déclaré que les insurgés avaient « tué 10 soldats et chassés les autres de leurs positions ». Son bilan fait état de « deux miliciens islamistes tués et trois autres blessés ».

La violence continue à Mogadishu, en dépit du nouvel accord de trêve signé récemment, entre le gouvernement somalien et l’Alliance de l’Opposition basée à Asmara. Ce groupe rebelle, composé d’éléments jugés « radicaux » et des modérés, était censé influer sur le cours des choses pour permettre d’aboutir à la cessation des hostilités, dans la capitale somalienne assiégée.

La Somalie a été plongée dans l’anarchie suite au renversement du Président Mohamed Siad Barre en 1991, par des milices claniques sous les ordres de chefs de guerre. Ces dernières ont ensuite commencé à se faire la guerre et ces dissensions internes ont fait en 17 ans, des milliers de tués et des millions de déplacées, dans un pays quasi sans Etat.

 

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