«Les attaques xénophobes présumées qui ont ciblé notamment des ressortissent étrangers en mai dernier, ayant fait 62 morts et des milliers de déplacés, sont plutôt la conséquence directe d’une
activité criminelle flagrante », a affirmé Mbeki.
Il s’exprimait au cours d’un hommage rendu vendredi matin aux victimes de la violence xénophobe à l’Hôtel de ville de Pretoria devant des ministres, la classe politique, des chefs religieux et des familles des victimes.
Le président Mbeki a présenté les excuses du pays pour les attaques, promettant qu’elles ne se reproduiront plus jamais. Mais il a fermement nié que la xénophobie était à l’origine « de l’époque sombre de mai ».
Faisant allusion aux visites effectuées dans les zones urbaines et rurales du pays, M. Mbeki a estimé clairement que les étrangers avaient été acceptés par les communautés locales à travers l’Afrique du Sud.
«Lorsque j’entends des personnes accuser mon peuple de xénophobie et de haine contre les étrangers, je me demande ce que les accusateurs savent de lui (mon peuple) que j’ignore », s’est-il interrogé.
«Ces masses (les Sud-Africains) n’éprouvent ni d’antipathie ni de haine contre les étrangers. Et je me dois de dire ceci: personne dans notre société n’a le droit d’encourager ou d’inciter à la xénophobie en tentant de justifier l’activité criminelle flagrante ou le dissimuler sous le manteau de la xénophobie ».
Pour étayer ses propos, Mbeki a estimé que la violence ne ciblait pas les immigrés démunis.
«Ce qui ont des yeux pour voir ont dû voir qu’une grande partie de la violence que nous avons enregistrée ciblait les immigrés qui avaient des biens à piller. Ce qui ont des yeux pour voir ont dû voir que la majorité des immigrés qui vivent dans des conditions de misère comme la plupart de nos populations, n’ont pas été attaquées », a-t-il observé.
Le président Mbeki a présenté les excuses de l’Afrique du Sud au reste du monde.
"Je vous présente humblement nos excuses pour avoir laissé des bandits et des voyous parmi nous infliger de la souffrance et des dégâts à nos frères Africains et à plusieurs membres de notre société », a-t-il affirmé.
Le ministre de la Sûreté et de la Sécurité, Charles Nqakula a révélé que 21 des 62 personnes tuées dans les attaques sont des Sud-africains.
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