lliam Perez a été libéré en même temps qu’Ingrid Betancourt, après dix ans passées entre les mains des FARC. Infirmier de formation, il a soigné Ingrid Betancourt quand elle était gravement
malade."Quand il a vu que je ne me levais plus de mon hamac et que je refusais même de prendre un bain car je n'avais plus la force, il est venu me voir, il m'a diagnostiquée, il a pris sur lui de me remettre en vie", a raconté Ingrid Betancourt le 5 juillet, au lendemain de son arrivée en France.
Le caporal Perez, l’alimente cuillère par cuillère, lui parle sans relâche de ses êtres les plus chers : ses enfants. Et il parvient petit à petit à lui redonner du courage.
En tant qu’otage, William Perez a lui aussi souffert. Ingrid Betancourt sait à son tour lui tendre la main. Un soutien moral qu’il a apprécié en retour : "Moi aussi je lui dois beaucoup : Ingrid
m’a aidé dans des moments très difficiles, lors de la mort de mon papa."
Le précieux infirmier est avant tout un être humain, un homme prêt à aider les autres, sans faire de distinction de camps. Il soigne même ses geôliers, des membres des FARC, quand ils tombent
malades : "Quand les guérilleros tombaient malades, ils venaient me voir et me demandaient si je pouvais les examiner. Je disais que oui. Je les examinais et les soignais jusqu’à ce qu’ils
aillent mieux. A partir de ce moment, je me suis dédié à ça et tout ce que je demandais pour les séquestrés ils me le donnaient".
Aujourd’hui, à 33 ans, William Perez veut continuer à servir les autres, en premier lieu ceux qui restent dans la jungle, aux main des guérilleros : "Je suis prêt. Dès le premier jour, j’ai dit que si on me restitue mon armement et tout mon équipement pour aller chercher mes compagnons, je suis prêt. (…) Je suis fier d’être militaire !"
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