L'union des Forces Vives de la Nation (UFVN), un regroupement de 5 partis d'opposition, a annoncé au cours d'une assemblée générale tenue samedi à Bangui qu'elle suspendait sa participation au
processus du Dialogue Politique Inclusif prévu prochainement à Bangui.
Dans une déclaration rendue publique lors de cette assemblée générale, l'UFVN justifie sa décision par le dépôt sur le bureau de l'Assemblée Nationale de trois projets de loi d'amnistie, dont
l'un « exclut de fait les responsables politiques et les responsables des rébellions pour les actes commis avant le 15 mars 2003 ».
Un autre parmi les trois projets « envisage l'amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne », relève également la déclaration, qui reproche par ailleurs au décret fixant
la composition du Comité d'organisation du Dialogue Politique Inclusif d'être pris en violation des principes du consensus et de la parité convenus pour l'ensemble des acteurs à ce
dialogue.
En conséquence de quoi, L'UFVN a demandé "à l'Assemblée Nationale de rejeter ces projets de loi pour leur esprit contraire aux intérêts supérieurs de la nation en péril", de même qu'elle a
appelé la communauté internationale "à obtenir du Président François Bozizé le retrait de ces projets de lois scélérats, et la rédaction par tous les protagonistes de la crise de projets de
loi d'amnistie consensuels".
La réaction de l'UFVN intervient au lendemain de l'ouverture d'une session extraordinaire de l'Assemblée Nationale, prévue pour lever le dernier obstacle à la tenue à Bangui du Dialogue
Politique Inclusif, à savoir une loie d'amnistie permettant aux exilés et aux groupes rebelles en délicatesse avec la justice de prendre part à ce forum.
Le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a pris part, vendredi en début de soirée à l'ambassade de Chine à Bangui, à un dîner d'adieu offert par l'ambassadeur Shi Hu en
l'honneur des membres de la 12ème mission médicale chinoise, qui quittent la République Centrafricaine, après 2 années d'exercice à l'hôpital de l'Amitié, à Bangui.
« Loin de leur patrie et de leurs parents, les 16 membres de la douzième mission médicale chinoise travaillent avec abnégation et dévouement, en dépit des difficultés telles que chaleur,
insuffisance d'équipements et matériels médicaux, différentes maladies épidémiques et contagieuses », a déclaré M. Shi Hu, qui s'est réjoui de leur « contribution positive au renforcement des
rapports d'amitié et de coopération sino-centrafricains ».
En terme de bilan, cette contribution s'est traduit par 31 203 consultations, 1 142 interventions chirurgicales, 823 examens d'électrocardiogrammes, 27 consultations gratuites à la campagne
ainsi que par la distribution gratuite de médicaments à 1 000 personnes, a-t-il précisé.
Pour mieux illustrer le dévouement de la 12ème mission médicale, le diplomate chinois a cité l'exemple du laborantin Zhu Wentong, qui, confronté aux difficultés, a fabriqué lui-même les
réactifs nécessaires à son travail, n'hésitant pas à faire, à 3 reprises, « don de son sang aux frères et sœurs centrafricains » qui en avaient besoin.
« Cela signifie que le peuple chinois et le peuple centrafricain sont liés par la circulation du sang et par le cœur », a-t-il conclu, avant d'exhorter la 13ème mission médicale, arrivée le
24 juillet à Bangui, à « faire rayonner les bonnes traditions et les excellents comportements de la 12ème mission ».
Pour le compte du gouvernement, le ministre de la Santé publique, de la Population et de la Lutte contre le sida, M. Faustin Ntelnoumbi, a adressé ses vifs remerciements à la douzième mission
pour son bilan qualifié de "très positif" et s'est réjoui de l'excellente qualité de la coopération sino-centrafricaine.
Inauguré en 1988, l'hôpital de l'Amitié, financé par la République Populaire de Chine, accueille tous les deux ans une équipe médicale chinoise venant en appui au personnel médical local.
En raison de travaux de réhabilitation récemment entamés à l'hôpital de l'Amitié pour une durée de 15 mois, la treizième mission médicale chinoise, qui vient d'arriver à Bangui, devrait
momentanément exercer à l'hôpital communautaire et au centre hospitalier universitaire de Bangui.
Il convient de préciser que MM. Cyriaque Gonda et Gaston Mackouzangba, respectivement ministres de la Communication et de la Fonction publique, étaient également présents vendredi soir à
l'ambassade de Chine.
Le ministre d'Etat à l'Economie, au plan et à la coopération internationale M. Sylvain Maliko a réceptionné lundi 21 juillet 2008, un don de matériels agricoles et de fournitures de bureau du
gouvernement chinois, d'une valeur de 450 mille dollars, en présence du Premier ministre par intérim, le ministre d'Etat au développement rural, M. Jean Eudes Téya.
L'ambassadeur de Chine en RCA et le Ministre d'Etat Sylvain Maliko paraphant les documents L'ambassadeur de Chine en RCA et le Ministre d'Etat Sylvain Maliko paraphant les documents Le don est
composé entre autres de 2 voitures, 100 ordinateurs, 50 ordinateurs portables, 50 imprimantes laser, 20 scanneurs, 100 onduleurs, 301 appareils fax téléphones, 500 ensembles de corps sarcleurs, 10
climatiseurs, 4 photocopieurs numériques, 5 postes téléviseurs écran LCD ainsi que des machettes, pioches et pelles. Selon l'ambassadeur de Chine en Centrafrique M. Shi Hu, « le gouvernement
chinois attache une grande importance au développement des rapports d'amitié et de coopération sino-centrafricaine et soutient activement les efforts déployés par le gouvernement centrafricain dans
le cadre de la reconstruction et du développement économique en accordant dans la mesure du possible à maintes reprises des dons sans aucune condition politique préalable ». . « Le peuple chinois
soutien sincèrement la cause de la paix et du développement du peuple centrafricain. Les aides et assistances que le peuple chinois a accordées au peuple centrafricain sont limitées, mais son cœur
envers le peuple centrafricain est sincère », a ajouté le diplomate chinois, indiquant que ces aides pourraient augmenter au rythme du développement de l'économie chinoise. Le diplomate chinois a
également annoncé la construction de deux écoles primaires et d'un building administratif à Bangui. Le ministre d'Etat Sylvain Maliko s'est pour sa part félicité de « l'intérêt que la Chine
manifeste à l'endroit de la République Centrafricaine » et a renouvelé les remerciements du peuple centrafricain au gouvernement chinois. Il convient de rappeler qu'au mois de juin dernier, la
Chine avait octroyé une aide en médicaments anti-palustres d'un montant de 300 mille dollars. Le 16 juillet 2008, elle a signé une convention de 9 millions de dollars avec la Centrafrique dans le
cadre du renforcement des capacités des émetteurs du centre de diffusion de Bimbo. Dans le domaine de l'éducation, le gouvernement chinois a octroyé 35 bourses d'études à celui de la Centrafrique,
en même temps qu'elle assure la réhabilitation de l'hôpital de l'Amitié de Bangui.
Le ministre d'Etat à l'Economie, au Plan et à la Coopération internationale, M. Sylvain Maliko, a appelé, lors de la traditionnelle réception du 14 juillet, la
France à mobiliser les partenaires de la République Centrafricaine pour aider le pays à "stabiliser et à assurer la sécurité à ses frontières et la protection de ses populations".
Répondant à une allocution de M. Alain Girma, Ambassadeur de France en Centrafrique, M. Maliko a indiqué qu' "il s'agit principalement du déploiement de leurs contingents et de la mise à
leurs dispositions de moyens logistiques et financiers afin de faciliter la protection de nos populations de certaines régions exposées à de nouveaux dangers".
Il a également indiqué que les discussions engagées avec la France au sujet de la révision des accords de défense et de sécurité "se poursuivent dans une ambiance d'amitié, de compréhension
et de franchise", se disant convaincu que "la vague de réformes lancées par les autorités françaises gagnera d'autres domaines".
Pour M. Girma, qui a qualifié d' encourageant le chemin parcouru en un par la République Centrafricaine, il est essentiel "que les efforts pour combattre l'insécurité, la corruption, les
violations des droits de l'Homme, l'impunité, en un mot la mauvaise gouvernance, soient poursuivis et, si possible, accentués".
Il a justifié cette exhortation par la nécessité de convaincre les bailleurs, dont plusieurs, "notamment les bilatéraux, restent, à l'évidence, dans l'expectative".
"Pour s'engager résolument et durablement à son côté, ils ont d'abord et avant tout besoin de sentir chez ses responsables la volonté politique ferme de sortir des ornières du passé et d'en
constater concrètement les manifestations", a-t-il poursuivi, ajoutant qu' "on ne peut pas demander aux intervenants extérieurs de vouloir plus que les nationaux eux-mêmes l'avancement de
leur pays et le bien-être de leurs compatriotes".
Il convient de signaler que, selon M. Girma, qui a annoncé son départ pour le 21 août prochain, après deux ans de service en République Centrafricaine, ces "franches réflexions" traduisent
"le souci amical de contribuer au dénouement heureux d'un processus de stabilisation capital pour l'avenir" de la République Centrafricaine.
Le ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko, et l'Ambassadeur de Chine, M. Shi Hu, ont signé, mercredi 16 juillet 2008, en la salle de
conférence dudit ministère, deux conventions d'un montant global de trois milliards neuf cent millions FCFA pour un projet de renforcement des capacités des émetteurs du centre de diffusion de
la radio nationale situé à Bimbo (9 km au sud de Bangui).
M. Maliko a déclaré que ces deux conventions, qui entrent en vigueur dès aujourd'hui, permettent certes de renforcer le dynamisme des relations entre les deux
nations, mais constituent également une avancée significative et concrète de la déclaration du sommet de Beijing, qui s'inscrit dans un esprit d'amitié, de paix, de coopération et de
partenariat « Gagnant Gagnant ».
Il a, à cet effet, témoigné la reconnaissance du gouvernement centrafricain à l'endroit du gouvernement chinois pour les efforts qu'il ne cesse de déployer pour soutenir la stratégie de lutte
contre la pauvreté.
M. Shi Hu a indiqué quant à lui que la Chine et la Centrafrique sont deux pays en voie de développement confrontés aux mêmes objectifs, sur la voie de paix et de développement, précisant que
c'est la raison pour laquelle les deux pays se témoignent toujours sympathie, solidarité et amitié.
Il a également souligné que le gouvernement chinois soutient activement le gouvernement centrafricain dans sa reconstruction, de son développement socioéconomique et fournit dans la mesure du
possible de l'assistance et de l'aide sans conditions politiques préalables, afin d'approfondir les rapports d'amitié et de coopération entre les deux pays.
Le Premier Vice-Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc), Jean Edouard Koyambounou, a exigé au cours d'un point de presse vendredi 11
juillet 2008 à Bangui, "la démission pure et simple du général François Bozizé pour parjure, forfaiture et trahison".
Prenant la communauté internationale à témoin de ce qu'il a appelé "les conséquences prévisibles de la situation de la République Centrafricaine, l'ancien Premier ministre a exhorté ses
compatriotes à se rassembler "en vue de mener la lutte pour une véritable libération, synonyme d'émancipation, d'espérance et de prospérité".
M. Koyambounou a toutefois réaffirmé sa volonté d'aller au Dialogue Politique Inclusif, invitant le gouvernement à faire en sorte que l'Accord Global de Paix conclu le 21 juin dernier à
Libreville, au Gabon, puisse être signé par tous les groupes rebelles pour garantir le caractère inclusif de ce forum à venir.
« Nous ferons tout pour que le gouvernement puisse le faire de manière à ce que tous ces prérequis puissent être réunis », a-t-il conclu.
Il est à noter que l'Accord Global de Paix de Libreville n'a pas été signé le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, l'Union des Forces pour la République
(UFR) de Florian Ndjadder.
Le ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko, a présidé vendredi 11 juillet 2008 à Bangui, une réunion avec la
mission de la Commission des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, conduite par son président M. Jan K .A. Grauls.
Selon M. Grauls , le but de sa mission est de rencontrer les autorités et les différentes couches sociales afin de les écouter pour avoir une idée sur le fonds
pour la consolidation de la paix en Centrafrique.
Il a par ailleurs déclaré que le fonds pour la consolidation de la paix vient à point nommé pour les pays sortant des crises et que cette commission a été créée par les Nations Unies pour que
les autorités centrafricaines se mettent d'accord sur un engagement entre les Centrafricains et la communauté internationale pour poursuivre ensemble le processus entamé.
Il a également indiqué que la réforme du secteur de la sécurité (RSS) doit être une priorité des priorités ainsi que le Dialogue Politique Inclusif pour réussir « s'il y a un engagement fort
du gouvernement à soutenir le programme et ensemble se mettre d'accord sur les voies à suivre».
Le ministre de la Communication, M. Cyriaque Gonda, qui a participé à cette réunion a déclaré que le Dialogue Politique Inclusif se trouve au cœur de la consolidation de la paix, soulignant
la satisfaction entière du gouvernement de recevoir l'appui de la communauté internationale en terme d'expertise.
« La volonté du gouvernement est d'aller très vite pour que les Centrafricains s'assoient autour d'une table » a-t-il dit.
Les membres du gouvernement et les représentants des différentes couches sociales qui ont pris part à cette réunion ont unanimement sollicité l'appui des partenaires au développement et la
communauté internationale pour soutenir le gouvernement centrafricain dans ce processus pour une paix durable.
Le Premier Vice-Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc), Jean Edouard Koyambounou au cours d’un point de presse sur « la faillite du régime Bozizé » a exigé la
démission pure et simple du Général François Bozizé pour parjure, forfaiture et trahison, vendredi 11 juillet 2008, à Bangui .
Le Vice-Président du Mlpc, Jean Edouard Gabriel Koyambounou a pris à témoin la Communauté Internationale de la situation de la République Centrafricaine et des conséquences prévisibles.
M. Jean Edouard Gabriel Koyambounou a exhorté le peuple à se rassembler en vue de mener la lutte pour une véritable libération, synonyme d’émancipation, d’espérance et de prospérité.
En réaffirmant sa volonté au dialogue politique inclusif, M. Jean Edouard Gabriel Koyambounou, a réitéré qu’il est de la responsabilité du gouvernement de faire en sorte que toutes les
parties à cette signature d’accord global puissent le faire pour garantir le caractère inclusif du pourparler inter-centrafricain.
Il est à noter que les autres parties non signataire de l’accord global de paix à Libreville sont entre autre le bras politique de l’Union des Forces Démocratique pour le Rassemblement
(UFDR), de Michel Am Non Droko Ndjotodja, au Bénin, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine en Libye et l’Union des Forces pour la République (UFR) de Lieutenant
Florent Ndjadder.
« Nous ferons tout pour que le gouvernement puisse le faire de manière à ce que tous ces prérequis puissent être réunis », a conclu le Premier vice-Président du Mlpc, M. Jean Edouard Gabriel
Koyambounou.
Le greffier de la cour Pénale Internationale (CPI) M.Sylvia Arbira ,arrivée en fin de visite de travail à Bangui ,a déclaré jeudi10 juillet à Bangui , au
cour d’une conférence de presse q’une réconciliation Nationale ne peut- être basée que sur la Justice.
Selon M. Arbira établir la vérité d’un fait passé et voir quelles sont les responsabilités et s’assurer que les coupables ne restent pas punis : constitie la base de la réconciliation pour une paix
durable a- t- elle précisé.
Le greffier de cette juridiction Internationale a affirmé au passage qu’il n’y a pas de raisons pour limiter des enquêtes pour des crimes en 2004 et 2005 en Centrafrique annonçant que la
comparution du Suspect Jean Pierre bémba Gombo aura lieu le 4 Novembre 2008 .
Rappelons que le Suspect Jean Pierre Bémba Gombo a été tansféré à la Hay le 4 Juillet 2008, suite à un mandat d’arrêt de la CPI.le 23Mai 2008.